vétonat

04 mars 2009 : une histoire qui se termine bien

              Vendredi dernier, Mme B. m'amène à stériliser un minou et une minette. Ben oui, c'est la saison des amours alors les chirurgies s'enchainent et se ressemblent. Sauf que cette fois, une drôle d'histoire nous est arrivée qui nous a un peu sorti de notre train train quotidien.

 

               La minette est plutôt sociable et sympa, mais le minou est une furie, un petit sauvageon que Mme B. nourrit, mais il n'est pas vraiment apprivoisé. L'endormir a déjà été tout un sport, avec France nous avons décidés de le laisser se reveiller dans sa caisse pour éviter d'avoir à le rattraper une fois debout.

 

              J'ai l'habitude de voir Mme B., elle n'est pas des plus ponctuelles. Je ferme normalement à 19 h, elle a rendez vous à 18 h pour venir chercher les minous, à 18h58 elle arrive. Pfuu, ok, je lui rends les chats, chacun dans sa boite et la voilà partie pour rentrer chez elle. Sauf que la boite du minou achetée à 4 sous au supermarché, elle n'est pas très solide et que le chat qui se débat comme un beau diable à l'intérieur, vient à faire sauter la porte et file ventre à terre dans la rue. Moi j'étais en train de fermer, ben non, il va falloir courir derrière Minou... Le problème c'est qu'il est parti sur le balcon du voisin d'en face et que je n'ai pas eu le temps de dire ouf, Mme B. est déjà à sonner chez ce même voisin pour investir son balcon. Mon idée à moi est que vu l'état de stress du chat, il ne se laissera jamais attraper et ira fuir par tous les moyens. Au moins, coincé sur son balcon, il a le temps de se calmer, peut être avec une gamelle demain matin... Mais non, Mme B. est déjà sur le balcon et voilà le chat qui s'enfuit et part en vol plané vers le jardin en contre bas qui est bien 5 mètres en dessous. Là, c'est fichu, il n'a pas l'air de s'être fait mal, c'est déjà une chance, il ne boite pas en s'enfuyant. Le jardin n'est pas cloturé, il y en a d'autres à coté, nous n'avons aucune chance de le récupérer dans la soirée, on laisse tomber.

 

               J'ai convaincu Mme B. que au moins, nous avions une idée de l'endroit où il était, et qu'on avait une petite chance de le récupérer par la suite une fois calmé et l'estomac dans les talons. Le lendemain je suis donc allée poser mon piège dans le jardin, un piège à ragondin avec une gamelle et une trappe qui se referme sur les chats trop gourmands. Mais pas de trace du chat, plus de nouvelles du week-end, et Mme B. qui a fait le tour du quartier en appelant le chat n'a pas eu plus de chance (enfin, le chat n'étant pas domestiqué, il n'y avait quand même pas beaucoup de chance pour que ça marche...)

 

                5 jours ont passé et Mme B. rappelle. Elle veut me remercier pour lui avoir ramené le chat... "Pardon ???" Moi, bien sur, je n'ai rien fait et n'avais plus trop d'espoir quand à retrouver le chat d'ailleurs... Mais le chat est rentré tout seul et s'est pointé comme un prince à l'heure de la gamelle. Non, non, Mme B. n'habite pas le quartier, mais un village perdu dans la campagne à 15 Kms d'ici... J'avais déjà entendu de telles histoires, mais n'en avait pas encore vécu moi-même. Ca alors ! C'est quand même chouette, je suis sciée... N'empêche, soit disant que les chats reviennent par amour de leur maître, ben pas celui-ci, il se laissait à peine approcher... Non, celui-là, il devait être très attaché à son territoire, et bien se souvenir où l'attendait la bonne gamelle. Ha la psychologie féline et ses mystères...

 

 

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04/03/2009
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